Artiste principal :
Hakon Austbo
Genre : Classique > Musique de chambre
Disponible en
En savoir plus
Qualité Studio Masters (24 bits)
Qualité CD (Lossless 16 bits 44,1 kHz)
7,19 €
- 1 En blanc et noir: I. Avec emportement
- 2 II. Lent. Sombre
- 3 En blanc et noir: III. Scherzando
- 4 Visions de l'Amen: I. Amen de la Creation
- 5 Visions de l'Amen: II. Amen des etoiles, de la planete a l'anneau
- 6 Visions de l'Amen: III. Amen de l'Agonie de Jesus
- 7 IV. Amen du Desir
- 8 Visions de l'Amen: V. Amen des Anges, des Saints, du chant des oiseaux
- 9 Visions de l'Amen: VI. Amen du Jugement
- 10 Visions de l'Amen: VII. Amen de la Consommation
À propos
Le pianiste néerlandais Ralph van Raat, dont les enregistrements Pärt, Bryars ou Koechlin ont remporté un franc succès, et le pianiste norvégien Håkon Austbø, premier prix au Concours Messiaen de Royan, jouent ensemble deux pièces pour deux piano toutes deux écrites en période de guerre, des oeuvres à la fois révolutionnaires et intenses. En Blanc et Noir de Debussy fut écrit en 1915, en réponse aux horreurs de la Première Guerre Mondiale, et les Visions de l'Amen de Messiaen (1943) ont été écrites pour êtres jouées avec sa jeune élève et future épouse Yvonne Loriod.
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
62:40 - DDD - Enregistré du 6 au 8 juillet 2010 à Haitinkzaal, Amsterdam - Notes en français et anglais
Copyright :
2012 Naxos
Claude Debussy (1862-1918)
En blanc et noir (1915)
Olivier Messiaen (1908-1992)
Visions de l'Amen (1943)
I. Amen de la Création - II. Amen des étoiles, de la planète à l'anneau - III. Amen de l'agonie de Jésus - IV. Amen du Désir - V. Amen des anges, des saints, du chant des oiseaux - VI. Amen du Jugement - VII. Amen de la Consommation
Ralph van Raat & Håkon Austbø, pianos
En blanc et noir (1915)
Olivier Messiaen (1908-1992)
Visions de l'Amen (1943)
I. Amen de la Création - II. Amen des étoiles, de la planète à l'anneau - III. Amen de l'agonie de Jésus - IV. Amen du Désir - V. Amen des anges, des saints, du chant des oiseaux - VI. Amen du Jugement - VII. Amen de la Consommation
Ralph van Raat & Håkon Austbø, pianos
En blanc et en noir de Debussy ainsi que Visions de l'Amen sont toutes deux des ouvres de temps de guerre : 1915 pour Debussy, qui signe là un de ses ultimes chefs-d'ouvre achevés,
1943 pour Messiaen qui trouvait déjà sa voie harmonique, ornithologique, religieuse et « chromatiste » - cela afin de ne pas utiliser
le terme « chromatique » qui comporte un autre sens en musique ; le néologisme s'appliquerait à des
associations de couleurs et de sons). Les deux compositeurs usent des deux pianos de manière tout à fait différente : chez Debussy, grande unité d'écriture entre les instruments, tandis que
Messiaen semble presque écrire un concerto pour piano et piano. En effet, le second piano (celui que tenait Messiaen) se voit confier les mélodies, l'expression, la couleur, tandis que le premier
(tenu par la toute jeune Yvonne Loriod, dix-sept ans et pas encore Madame Messiaen) se charge des aspects percussifs, brillants, moteurs.
Voilà, en tous les cas, un intelligent couplage, qui souligne clairement la filiation de Debussy à Messiaen, y compris dans l'ultime écriture pianistique de Claude de France, largement digérée par Olivier d'Avignon. Certes, En blanc et en noir bénéficie d'une architecture compacte, ramassée, allant à l'essentiel en quelque quinze minutes de musique, tandis que les Visions de l'Amen durent quasiment une heure, mais il fallait bien cela à Messiaen pour qu'il fasse le tour de tous les Amen possibles, entre la Création, les Etoiles, l'Agonie de Jésus, les petits zoziaux, le Jugement et le Désir. c'est que le compositeur, fraîchement retourné de captivité en Allemagne, se sent très proche de la jeune Yvonne Loriod tout en gardant sa fidélité à son épouse Claire, qui sombrait lentement dans la démence. Rien d'étonnant donc à ce que se côtoient le désir, le jugement, l'agonie et la création.
Voilà, en tous les cas, un intelligent couplage, qui souligne clairement la filiation de Debussy à Messiaen, y compris dans l'ultime écriture pianistique de Claude de France, largement digérée par Olivier d'Avignon. Certes, En blanc et en noir bénéficie d'une architecture compacte, ramassée, allant à l'essentiel en quelque quinze minutes de musique, tandis que les Visions de l'Amen durent quasiment une heure, mais il fallait bien cela à Messiaen pour qu'il fasse le tour de tous les Amen possibles, entre la Création, les Etoiles, l'Agonie de Jésus, les petits zoziaux, le Jugement et le Désir. c'est que le compositeur, fraîchement retourné de captivité en Allemagne, se sent très proche de la jeune Yvonne Loriod tout en gardant sa fidélité à son épouse Claire, qui sombrait lentement dans la démence. Rien d'étonnant donc à ce que se côtoient le désir, le jugement, l'agonie et la création.
À découvrir
Dans la même thématique
Le label
Naxos
À lire dans le magazine
L'instrument
Piano dans le magazine
L'époque
Musique Moderne dans le magazine
Le genre
Musique de chambre dans le magazine
Le genre
Classique dans le magazine




