Artiste principal :
Cecilia Bartoli
Genre : Classique > Musique vocale profane
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Qualité Studio Masters (24 bits)
Qualité CD (Lossless 16 bits 44,1 kHz)
20,79 €
- 1 Come Nave in mezzo all'onde
- 2 Profezie, di me diceste
- 3 Cadrò, ma qual si mira
- 4 Parto ti lascio, o cara
- 5 Usignolo sventurato
- 6 Misero pargoletto
- 7 In braccio a mille furie
- 8 Qual farfalla
- 9 Nobil onda
- 10 Deh, tu bel Dio d'amore...Ov'è il mio bene?
- 11 Chi temea Giove regnante
- 12 Quel buon pastor son io
- 1 Son qual nave
- 2 Ombra mai fù
- 3 Sposa, non mi conosci
DISQUE 1
Siface (Nicola Porpora)
Sedecia (Antonio Caldara)
Berenice (Francesco Araia)
Germanico in Germania (Nicola Porpora)
Siface
Demofoonte (Carl Heinrich Graun)
Semiramide (Nicola Porpora)
Zenobia In Palmira (Leonardo Leo)
Adelaide (Nicola Porpora)
Adriano In Siria (Carl Heinrich Graun)
Farnace (Leonardo Vinci)
La Morte d'Abel (Antonio Caldara)
DISQUE 2
Artaserse (Riccardo Broschi)
Serse / Act 1 (Georg Friedrich Händel)
Merope (Geminiano Giacomelli)
À propos
Œuvres de Caldara, Graun, Leo, Porpora, Vinci, etc. / Cecilia Bartoli, mezzo-soprano - Il Giardino Armonico - Giovanni Antonini /
Inclus
1 Livret numérique
Copyright :
(C) 2009 Decca Music Group Limited
(P) 2009 Decca Music Group Limited
(P) 2009 Decca Music Group Limited
Cecilia Bartoli, mezzo-soprano
Il Giardino Armonico
Direction Giovanni Antonini
Il Giardino Armonico
Direction Giovanni Antonini
«Castration», «sacrifice», c'est bien joli, tout ça, mais à la base il s'agit bel et bien d'une abominable mutilation, pratiquée de force, sans l'once d'une anesthésie et dans toute sa cruauté sur des centaines de milliers de jeunes garçons depuis le XVIe siècle, pour le plaisir auditif (et d'autres plaisirs moins avoués) de l'Eglise catholique, apostolique et romaine, ainsi que celui des spectateurs d'opéra, ce jusqu'à la fin du XIXe siècle. Et pour une poignée de castrats qui ont accédé à la gloire - Farinelli, Moreschi, Caffarelli -, les honneurs, la richesse et souvent les femmes (ou les hommes [ou les deux, on général]) de la haute société, combien ont fini dans la misère, la prostitution, l'oubli total, sans même parler du délirant taux de mortalité au cours de la séance de torture (vous avez un autre terme ?) ou des suites des sévices ainsi infligés au nom de l'interdiction, par exemple, de laisser chanter des femmes à l'église. Un traitement éthiquement, moralement, religieusement irrecevable, inconcevable, et pourtant répandu jusqu'à la fin du XIXe siècle - afin de contourner l'interdiction, on inventait des malformations, des accidents, des erreurs médicales pour justifier la castrations de jeunes garçons.
En tout état de cause, voilà une plongée envoûtante à l'époque des castrats et une remise en valeur magistrale de leur répertoire. Il existe des enregistrements du dernier castrat employé par le chœur de la Chapelle Sixtine, Moreschi, réalisés au tout début du XXe siècle.
Cecilia Bartoli n'a certes rien d'un castrat, malgré les assez sinistres montages photographiques du coffret où son visage, trafiqué jusqu'à en paraître en marbre, est photoshoppé sur d'antiques statues en marbre - pas vraiment appétissant, si vous voulez mon avis, mais cela n'engage que moi. Il n'en reste pas moins que ce projet est une absolue merveille, une totale réussite musicale. Musicale, car la célèbre mezzo italienne nous offre des premières discographiques d'un magnifique éventail d'œuvres lyriques italiennes de l'époque baroque, des airs normalement réservés aux malheureux castrats, qu'elle chante ici avec une voix extraordinairement solide, puissante, tour à tour mâle et femelle, dans une technique impressionnante de précision. Oui, vraiment, un magnifique cadeau.
En tout état de cause, voilà une plongée envoûtante à l'époque des castrats et une remise en valeur magistrale de leur répertoire. Il existe des enregistrements du dernier castrat employé par le chœur de la Chapelle Sixtine, Moreschi, réalisés au tout début du XXe siècle.
Cecilia Bartoli n'a certes rien d'un castrat, malgré les assez sinistres montages photographiques du coffret où son visage, trafiqué jusqu'à en paraître en marbre, est photoshoppé sur d'antiques statues en marbre - pas vraiment appétissant, si vous voulez mon avis, mais cela n'engage que moi. Il n'en reste pas moins que ce projet est une absolue merveille, une totale réussite musicale. Musicale, car la célèbre mezzo italienne nous offre des premières discographiques d'un magnifique éventail d'œuvres lyriques italiennes de l'époque baroque, des airs normalement réservés aux malheureux castrats, qu'elle chante ici avec une voix extraordinairement solide, puissante, tour à tour mâle et femelle, dans une technique impressionnante de précision. Oui, vraiment, un magnifique cadeau.
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