Artiste principal :
Stephen Hough
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- 1 I. Andante sostenuto
- 2 II. Allegro scherzando
- 3 III. Presto
- 4 I. Allegro moderato
- 5 II. Allegro vivace
- 6 I. Allegro animato
- 7 II. Andante – Allegretto tranquillo quasi andantino – Andante
- 8 III. Molto allegro
Piano Concerto No. 2 in G minor, Op. 22 (Camille Saint-Saëns)
Piano Concerto No. 4 in C minor, Op. 44
Piano Concerto No. 5 in F major, Op. 103
À propos
Stephen Hough, piano - City of Birmingham Symphony Orchestra - Sakari Oramo, direction
Distinctions
4 étoiles Classica (novembre 2010)
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
73:31 - DDD - Enregistré en janvier et septembre 2000 en la Salle Symphonique de Birmingham - Notes en français, anglais et allemand
Camille Saint-Saëns (1835–1921)
Concertos pour piano & orchestre
N° 2 en sol mineur, op. 22
N° 4 en ut mineur, op. 44
N° 5 en fa majeur, op. 103
Stephen Hough, piano
City of Birmingham Symphony Orchestra
Direction Sakari Oramo
Camille Saint-Saëns
Concertos pour piano Jeune homme, Saint-Saëns défendit hardiment des figures progressistes et controversées comme Schumann, Liszt ou Wagner, mais il paraît aujourd’hui surprenant qu’il ait lui-même été considéré comme un des compositeurs les plus novateurs de son époque. Si sa Danse macabre nous fait l’effet d’une simple fantaisie, imaginative mais bien inoffensive, son exécution sous la direction de Pasdeloup en 1875 suscita un feu roulant de sifflets et de huées de la part du public. Dans son autobiographie, le compositeur américain Arthur Foote se souvint combien la musique de Saint-Saëns « [leur] paraissait d’une stupéfiante nouveauté », tandis que le critique Georges Servières relevait que ses ouvrages les plus académiques avaient toujours quelque chose de fantaisiste. Par la suite, Saint-Saëns afficha néanmoins une révérence de plus en plus marquée à l’égard de la tradition, alors que ses contemporains progressistes empruntaient des voies de plus en plus radicales. Il fut alors considéré comme un pilier de la culture nationale, comme le grand et vieil homme de la musique française, et fut même convié à l’inauguration d’une statue en son honneur. Horrifié par les développements musicaux de la fin du XIXe et du début du XXe siècle – tels que les incarnaient notamment Debussy et Stravinski – il exprima de manière virulente son hostilité à l’égard de ces nouvelles tendances dans des articles comme « L’Anarchie en musique », se condamnant ainsi au ridicule et au mépris. Parallèlement, son propre style musical, policé et retenu, semblait démodé au côté d’ouvrages révolutionnaires comme le Prélude à l’après-midi d’un faune, Le Sacre du printemps ou le Pierrot lunaire. Comme le fit remarquer le compositeur et critique Alfred Bruneau dans l’hommage qu’il lui rendit à son enterrement, la tradition le captivait plus que l’innovation ; et il la défendait avec vivacité, courage et une extraordinaire virulence lorsqu’il la sentait menacée. Ses écrits au vitriol contribuèrent certainement à faire tomber Saint-Saëns en défaveur, et à encourager l’opinion partiale (toujours privilégiée aujourd’hui) selon laquelle il aurait été un compositeur vieux jeu et donc inintéressant. Pour estimer à sa juste valeur l’importance de sa contribution à la musique du XIXe siècle, il nous faut oublier ses essais les plus belligérants et juger en elle-même une production abondante et diversifiée.[…]
Concertos pour piano Jeune homme, Saint-Saëns défendit hardiment des figures progressistes et controversées comme Schumann, Liszt ou Wagner, mais il paraît aujourd’hui surprenant qu’il ait lui-même été considéré comme un des compositeurs les plus novateurs de son époque. Si sa Danse macabre nous fait l’effet d’une simple fantaisie, imaginative mais bien inoffensive, son exécution sous la direction de Pasdeloup en 1875 suscita un feu roulant de sifflets et de huées de la part du public. Dans son autobiographie, le compositeur américain Arthur Foote se souvint combien la musique de Saint-Saëns « [leur] paraissait d’une stupéfiante nouveauté », tandis que le critique Georges Servières relevait que ses ouvrages les plus académiques avaient toujours quelque chose de fantaisiste. Par la suite, Saint-Saëns afficha néanmoins une révérence de plus en plus marquée à l’égard de la tradition, alors que ses contemporains progressistes empruntaient des voies de plus en plus radicales. Il fut alors considéré comme un pilier de la culture nationale, comme le grand et vieil homme de la musique française, et fut même convié à l’inauguration d’une statue en son honneur. Horrifié par les développements musicaux de la fin du XIXe et du début du XXe siècle – tels que les incarnaient notamment Debussy et Stravinski – il exprima de manière virulente son hostilité à l’égard de ces nouvelles tendances dans des articles comme « L’Anarchie en musique », se condamnant ainsi au ridicule et au mépris. Parallèlement, son propre style musical, policé et retenu, semblait démodé au côté d’ouvrages révolutionnaires comme le Prélude à l’après-midi d’un faune, Le Sacre du printemps ou le Pierrot lunaire. Comme le fit remarquer le compositeur et critique Alfred Bruneau dans l’hommage qu’il lui rendit à son enterrement, la tradition le captivait plus que l’innovation ; et il la défendait avec vivacité, courage et une extraordinaire virulence lorsqu’il la sentait menacée. Ses écrits au vitriol contribuèrent certainement à faire tomber Saint-Saëns en défaveur, et à encourager l’opinion partiale (toujours privilégiée aujourd’hui) selon laquelle il aurait été un compositeur vieux jeu et donc inintéressant. Pour estimer à sa juste valeur l’importance de sa contribution à la musique du XIXe siècle, il nous faut oublier ses essais les plus belligérants et juger en elle-même une production abondante et diversifiée.[…]
Philip Borg-Wheeler
Traduction Josée Bégaud
© Hyperion 2010 – Reproduction interdite
Traduction Josée Bégaud
© Hyperion 2010 – Reproduction interdite
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