Artiste principal :
Yoel Levi
Genre : Classique > Musique orchestrale
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Qualité Studio Masters (24 bits)
Qualité CD (Lossless 16 bits 44,1 kHz)
17,99 €
- 1 I. Adagio – Allegro
- 2 II. Marche – Scherzo : allegro scherzando
- 3 III. Adagio
- 4 IV. Finale Allegro maestoso
- 5 I. Allegro marcato – Allegro appassionato
- 6 II. Adagio
- 7 III. Scherzo : Presto
- 8 IV. Prestissimo
- 1 I. Adagio – Allegro moderato
- 2 II. Poco adagio
- 3 II. Allegro moderato – Presto
- 4 II. Maestoso – Allegro
- 5 Le Rouet d'Omphale, op. 31
- 6 Phaéton, op. 39
- 7 Danse macabre, op. 40
- 8 Marche héroïque
DISQUE 1
Symphony No. 1 in E flat major, op. 2 (Camille Saint-Saëns)
Symphony No. 2 in A minor, op. 55
DISQUE 2
Symphony No.3 in C minor, Op.78 "Organ Symphony"
Le Rouet d'Omphale, op. 31
Phaéton, op. 39
Danse macabre, op. 40
Marche héroïque
À propos
Vincent Dubois, orgue - Orchestre National d’Île de France - Yoel Levi, direction
Inclus
1 Livret numérique
Détails de l'enregistrement original :
DDD - Enregistré en 2009 à la Maison de lʼOrchestre à Alfortville - Notes en français et anglais
Camille Saint-Saëns (1835-1921)
Symphonies
N° 1 en mi bémol majeur, op. 2
N° 2 en la mineur, op. 55
N° 3 en ut mineur, op. 78 "avec orgue"
Le Rouet d'Omphale, op. 31
Phaéton, op. 39
Danse macabre, op. 40
Marche héroïque
Vincent Dubois, orgue
Orchestre National d’Île de France
Direction Yoel Levi
De la Symphonie n° 1, œuvre de jeunesse déjà savante mais pleine de fraîcheur à la monumentale Troisième, Saint-Saëns se révèle le plus grand symphoniste français du 19e siècle. Son imagination
orchestrale richissime s'exprime également dans des poèmes symphoniques puissamment suggestifs, comme la célèbre Danse macabre.
Né en Roumanie, Yoel Levi a grandi en Israël et étudié à l'Académie de musique de Tel Aviv. Assistant de Lorin Maazel à la tête de l'Orchestre de Cleveland pendant six ans, il assume de 1988 à 2000 la charge de directeur musical de l'Orchestre symphonique d'Atlanta, qu'il élève durant cette période au rang d'ensemble de classe mondiale. Yoel Levi est nommé chef principal de l'Orchestre National d'Île-de-France en septembre 2005 pour quatre ans, et vient d'être reconduit dans ses fonctions jusqu'en 2012.
Né en Roumanie, Yoel Levi a grandi en Israël et étudié à l'Académie de musique de Tel Aviv. Assistant de Lorin Maazel à la tête de l'Orchestre de Cleveland pendant six ans, il assume de 1988 à 2000 la charge de directeur musical de l'Orchestre symphonique d'Atlanta, qu'il élève durant cette période au rang d'ensemble de classe mondiale. Yoel Levi est nommé chef principal de l'Orchestre National d'Île-de-France en septembre 2005 pour quatre ans, et vient d'être reconduit dans ses fonctions jusqu'en 2012.
Charles Camille Saint-Saëns Si l’on considère la période musicale romantique française, on est bien obligé de la partager en deux temps bien précis : l’avant et l’après
franckisme. Cette période transitoire est d’ailleurs tout à fait visible tant dans l’écriture musicale que dans la facture instrumentale. Cette transition sʼopéra à peu près à l’époque où
Saint-Saëns était étudiant au Conservatoire de Paris en 1848. Né en 1835, Camille Saint-Saëns débute le piano, puis la composition, avec Camille Stamaty. Il est vite reconnu
comme un virtuose. A onze ans, il interprète le troisième Concerto de Beethoven et le Concerto n° 15 de Mozart, ajoutant même sa propre cadence. Nous sommes en 1846 où le classicisme et le
romantisme cohabitent. Il est admis au Conservatoire à 13 ans, il y étudie l’orgue avec Benoist, la composition avec Halévy. Il en sort avec le Prix d’Orgue en 1851, puis
obtient un prix de composition au Concours Sainte Cécile de Bordeaux pour sa cantate Ode à Sainte Cécile en 1852. Admiré par Hector Berlioz et Franz Liszt, Saint-Saëns succède à Lefébure-Wely aux
grandes orgues Aristide Cavaillé-Coll de l'église de la Madeleine, en 1857. Pendant ces années, son activité est intense, notre compositeur participe à la correction des
nouvelles éditions de Gluck, Mozart, Beethoven et Liszt et défend ardemment les œuvres de Schumann et de Wagner. Il obtient un poste de professeur de piano à L’École Niedermayer de 1861 à
1865. Lorsque la guerre éclate entre l’Allemagne et la France, Camille Saint-Saëns s’engage dans la Garde Nationale, puis sʼinstalle en Angleterre. Il joue de l’orgue devant
la reine Victoria à Windsor. Il étudie les partitions de Händel à la bibliothèque de Buckingham Palace. Elu à l’Académie des Beaux-Arts en 1881, promu Officier de la Légion
dʼHonneur en 1884, Saint-Saëns écrit ensuite deux œuvres majeures : la Symphonie n° 3 avec orgue et le Carnaval des Animaux. Le compositeur s’installe à Dieppe où un musée en son
honneur est fondé en 1890. Le début du XXe siècle voit sa consécration : en 1900, il est fait Commandeur de la Légion d’Honneur et reçoit la Croix du Mérite. En 1901, il
est élu Président de lʼAcadémie des Beaux-Arts et en 1902, il est décoré du « Victorian Order». En 1906, il effectue sa première tournée aux Etats-Unis. En 1913, il
devient Grand-Croix de la Légion d’Honneur, distinction suprême. L’année de sa mort, en 1921 – il a 86 ans –, il donne un concert au casino de Dieppe pour les 75 ans de ses
débuts de pianiste. Il rentre à Alger et meurt le 16 décembre 1921. Son corps est rapatrié à Paris et une cérémonie est organisée à l’église de la Madeleine. Il est enterré au cimetière du
Montparnasse.Les symphonies
Saint-Saëns a écrit au total cinq symphonies dont trois portent un numéro.
La Symphonie n° 1 en mi bémol majeur op. 2 est musicalement une œuvre de jeunesse. Elle est composée de 4 mouvements. On peut commencer à discerner son envie de dédoubler dans un même mouvement, deux parties ou même deux entités afin de respecter l’ordre symphonique lui-même. Cette symphonie pourra suivant les points de vue des auditeurs être analysée comme spontanée et pleine de fraîcheur, mais également comme une œuvre savante et académique. En 1859, Camille Saint-Saëns compose la Symphonie n° 2 en la mineur op. 55. Elle fut créée à Leipzig. Si l’on se place d’un point de vue formel, c’est en fait la 4e. En effet, la seconde en la mineur de 1853 et celle de 1856 « Urbs Roma » ont été délaissées et rejetées par l’auteur. Six ans après le succès de la première symphonie, Camille Saint-Saëns désire être encore plus classique, tant par la densité que par la tension de l’écriture. Dédiée à Jules Pasdeloup, créateur des concerts du même nom, dont l’orchestre continue d’exister de nos jours, cette symphonie a été écrite extrêmement rapidement. Elle est composée des quatre mouvements traditionnels : le premier débute par un allegro marcato auquel s’enchaîne l’allegro appassionato, puis vient l’adagio du second mouvement suivi d’un scherzo presto, le troisième mouvement. Cette œuvre se termine par un prestissimo où Georges Bizet est peut-être à l’origine de la tarentelle finale, celle-ci étant vraiment très proche de la célèbre Symphonie en ut majeur composée en 1855. Il se passera ensuite 27 ans pour que Camille Saint-Saëns revienne à l’écriture symphonique avec la symphonie avec orgue. Composée en 1885-1886, la Symphonie n° 3 avec orgue est instrumentalement importante quant à la composition de l’orchestre : les bois par trois, quatre cors, trois trompettes, trois trombones, un saxhorn basse, le quatuor à cordes, le piano à quatre mains et l’orgue. Initialement prévue en si mineur, la tonalité fut finalement ut mineur pour cause de pédalier d’orgue ne descendant pas en-dessous de l’ut premier. La forme de cette symphonie est en quatre mouvements qu’il regroupe en deux parties, afin de rajeunir le style de l’écriture symphonique. Il faut bien noter que cette symphonie n’est pas une œuvre où l’orgue est traité comme instrument soliste, mais plutôt comme un soutien à la trame harmonique, cherchant ainsi à donner à l’orchestre une grandeur jusque-là inégalée en augmentant le spectre de l’oreille. Pour preuve les ajouts du manuscrit où Camille Saint-Saëns demande que l’on utilise le trente-deux pieds, fréquence sonore que l’on ne trouve pas à l’orchestre. L’effet est saisissant à tel point que lors de la première, le 19 mai 1886, et sous la direction de l’auteur, le public londonien fit une ovation mémorable qui fut identique lors de la première parisienne du 9 janvier 1887. C’est vraiment là une des œuvres les plus abouties du compositeur, tant sur la richesse des idées que sur lʼinvention et la perfection de l’écriture.Les poèmes symphoniques
Dans l’œuvre de Camille Saint-Saëns, les poèmes symphoniques sont à considérer d’une part comme une nouveauté d’écriture musicale, mais aussi comme une part majeure de sa création. Ils représentent le lien entre le classicisme qu’il voulait défendre et une vision réellement novatrice du romantisme. La Danse macabre fut créée le 24 mars 1875 au théâtre du Châtelet à Paris. Edouard Colonne en fut le chef d’orchestre. Le titre réel de cette œuvre est en fait « égalité, fraternité ». Un poème de Jean Lahor servit de support philosophique à cette composition. Dans cette danse macabre, les thèmes sʼenchevêtrent dans un maelström sans fin. Les rythmes saccadés s’enchaînent, le violon resurgit, le xylophone fait une apparition remarquée, puisque c’est une première, et dans le final le jour revient dans un éclair de lumière où l’orchestre resplendit. D’abord écrit pour deux pianos, comme beaucoup de ses œuvres, le Rouet d’Omphale eut un accueil plutôt mitigé, tant vis-à-vis du public que des critiques. Il prend naissance dans une contemplation de Victor Hugo. L’orchestre apparaît une fois de plus de manière classique, sonne limpidement et clairement. Entre la version pour deux pianos interprétée le 7 décembre 1871 et la première audition orchestrale du 14 avril 1872, il est bien évident que le penchant naturel de Camille Saint-Saëns se trouve confirmé dans la seconde mouture de la pièce. La Marche triomphale ne fait pas partie des poèmes symphoniques. C’est une œuvre à part pouvant être considérée comme mineure et sans intérêt. Néanmoins, il est évident que cette pièce est plus intéressante symboliquement que musicalement. C’est en fait une page significative de la pensée patriotique de Camille Saint-Saëns. Formé d’accords de cuivres, suivis de gammes fulgurantes aux cordes, cet élan fougueux ne porte-t-il pas en lui cet idéal triomphant ? Cette marche fut jouée à Alger lors des obsèques méditerranéennes de Saint-Saëns. C’est sans doute que les proches du Maître voulaient encore une fois accentuer le caractère du patriote défunt. Phaéton a été composé en 1873, toujours dans cette époque postnapoléonienne et après lʼeffondrement national de 1870. Dans la mythologie, Phaéton se targuait d’être le fils de nombreuses divinités, notamment fils d’Hélios et de Clymène, la déesse de l’océan. Dès les premières mesures, la harpe, symbole de la mythologie, est bien présente. Elle forge une atmosphère digne des Dieux, où les cordes, par un rythme obstiné, décrivent une sorte de marche fière et hautaine, marquée par un rythme ternaire soutenu entre cordes et vents.
Saint-Saëns a écrit au total cinq symphonies dont trois portent un numéro.
La Symphonie n° 1 en mi bémol majeur op. 2 est musicalement une œuvre de jeunesse. Elle est composée de 4 mouvements. On peut commencer à discerner son envie de dédoubler dans un même mouvement, deux parties ou même deux entités afin de respecter l’ordre symphonique lui-même. Cette symphonie pourra suivant les points de vue des auditeurs être analysée comme spontanée et pleine de fraîcheur, mais également comme une œuvre savante et académique. En 1859, Camille Saint-Saëns compose la Symphonie n° 2 en la mineur op. 55. Elle fut créée à Leipzig. Si l’on se place d’un point de vue formel, c’est en fait la 4e. En effet, la seconde en la mineur de 1853 et celle de 1856 « Urbs Roma » ont été délaissées et rejetées par l’auteur. Six ans après le succès de la première symphonie, Camille Saint-Saëns désire être encore plus classique, tant par la densité que par la tension de l’écriture. Dédiée à Jules Pasdeloup, créateur des concerts du même nom, dont l’orchestre continue d’exister de nos jours, cette symphonie a été écrite extrêmement rapidement. Elle est composée des quatre mouvements traditionnels : le premier débute par un allegro marcato auquel s’enchaîne l’allegro appassionato, puis vient l’adagio du second mouvement suivi d’un scherzo presto, le troisième mouvement. Cette œuvre se termine par un prestissimo où Georges Bizet est peut-être à l’origine de la tarentelle finale, celle-ci étant vraiment très proche de la célèbre Symphonie en ut majeur composée en 1855. Il se passera ensuite 27 ans pour que Camille Saint-Saëns revienne à l’écriture symphonique avec la symphonie avec orgue. Composée en 1885-1886, la Symphonie n° 3 avec orgue est instrumentalement importante quant à la composition de l’orchestre : les bois par trois, quatre cors, trois trompettes, trois trombones, un saxhorn basse, le quatuor à cordes, le piano à quatre mains et l’orgue. Initialement prévue en si mineur, la tonalité fut finalement ut mineur pour cause de pédalier d’orgue ne descendant pas en-dessous de l’ut premier. La forme de cette symphonie est en quatre mouvements qu’il regroupe en deux parties, afin de rajeunir le style de l’écriture symphonique. Il faut bien noter que cette symphonie n’est pas une œuvre où l’orgue est traité comme instrument soliste, mais plutôt comme un soutien à la trame harmonique, cherchant ainsi à donner à l’orchestre une grandeur jusque-là inégalée en augmentant le spectre de l’oreille. Pour preuve les ajouts du manuscrit où Camille Saint-Saëns demande que l’on utilise le trente-deux pieds, fréquence sonore que l’on ne trouve pas à l’orchestre. L’effet est saisissant à tel point que lors de la première, le 19 mai 1886, et sous la direction de l’auteur, le public londonien fit une ovation mémorable qui fut identique lors de la première parisienne du 9 janvier 1887. C’est vraiment là une des œuvres les plus abouties du compositeur, tant sur la richesse des idées que sur lʼinvention et la perfection de l’écriture.Les poèmes symphoniques
Dans l’œuvre de Camille Saint-Saëns, les poèmes symphoniques sont à considérer d’une part comme une nouveauté d’écriture musicale, mais aussi comme une part majeure de sa création. Ils représentent le lien entre le classicisme qu’il voulait défendre et une vision réellement novatrice du romantisme. La Danse macabre fut créée le 24 mars 1875 au théâtre du Châtelet à Paris. Edouard Colonne en fut le chef d’orchestre. Le titre réel de cette œuvre est en fait « égalité, fraternité ». Un poème de Jean Lahor servit de support philosophique à cette composition. Dans cette danse macabre, les thèmes sʼenchevêtrent dans un maelström sans fin. Les rythmes saccadés s’enchaînent, le violon resurgit, le xylophone fait une apparition remarquée, puisque c’est une première, et dans le final le jour revient dans un éclair de lumière où l’orchestre resplendit. D’abord écrit pour deux pianos, comme beaucoup de ses œuvres, le Rouet d’Omphale eut un accueil plutôt mitigé, tant vis-à-vis du public que des critiques. Il prend naissance dans une contemplation de Victor Hugo. L’orchestre apparaît une fois de plus de manière classique, sonne limpidement et clairement. Entre la version pour deux pianos interprétée le 7 décembre 1871 et la première audition orchestrale du 14 avril 1872, il est bien évident que le penchant naturel de Camille Saint-Saëns se trouve confirmé dans la seconde mouture de la pièce. La Marche triomphale ne fait pas partie des poèmes symphoniques. C’est une œuvre à part pouvant être considérée comme mineure et sans intérêt. Néanmoins, il est évident que cette pièce est plus intéressante symboliquement que musicalement. C’est en fait une page significative de la pensée patriotique de Camille Saint-Saëns. Formé d’accords de cuivres, suivis de gammes fulgurantes aux cordes, cet élan fougueux ne porte-t-il pas en lui cet idéal triomphant ? Cette marche fut jouée à Alger lors des obsèques méditerranéennes de Saint-Saëns. C’est sans doute que les proches du Maître voulaient encore une fois accentuer le caractère du patriote défunt. Phaéton a été composé en 1873, toujours dans cette époque postnapoléonienne et après lʼeffondrement national de 1870. Dans la mythologie, Phaéton se targuait d’être le fils de nombreuses divinités, notamment fils d’Hélios et de Clymène, la déesse de l’océan. Dès les premières mesures, la harpe, symbole de la mythologie, est bien présente. Elle forge une atmosphère digne des Dieux, où les cordes, par un rythme obstiné, décrivent une sorte de marche fière et hautaine, marquée par un rythme ternaire soutenu entre cordes et vents.
D’après un texte de Pascal Vigneron
© Cascavelle 2009 – Reproduction interdite
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