Artiste principal :
Madeleine Peyroux
Genre : Blues Country Folk > Country
Disponible en
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Qualité Studio Masters (24 bits)
Qualité CD (Lossless 16 bits 44,1 kHz)
12,99 €
- 1 Instead
- 2 Bare Bones
- 3 Damn The Circumstances
- 4 River Of Tears
- 5 You Can't Do Me
- 6 Love And Treachery
- 7 Our Lady Of Pigalle
- 8 Homeless Happiness
- 9 To Love You All Over Again
- 10 I Must Be Saved
- 11 Somethin' Grand
À propos
Cinquième album de la chanteuse franco-américaine
Copyright :
(C) 2009 Rounder Records Corp.
(P) 2009 Rounder Records Corp.
(P) 2009 Rounder Records Corp.
Madeleine Peyroux, voix
Bare Bones, ou "le strict minimum", est son troisième album en quatre ans. Madeleine Peyroux est une interprète extraordinaire, et aujourd'hui elle signe un disque qui est à la fois le prolongement
de tendances déjà présentes sur Careless Love (2004) et Half the Perfect World (2006), et un pas audacieux vers un terrain psychologique jusque-là inexploré. Réalisé comme ses prédécesseurs par
Larry Klein, ce nouvel opus est fluide, passionnant, et aussi son ouvre la plus personnelle, même si l'on pouvait s'y attendre, car Madeleine signe chacune des 11 chansons présentes, et concrétise
ainsi un vieux rêve. Chacune de ces onze chansons est comme un joyau, dévoilant ses multiples facettes au fur et à mesure qu'elle tourne dans l'imaginaire de l'auditeur. 'Instead,' coécrite avec
son ami Julian Coryell, est celle qui commence l'album sur un ton merveilleux comme une affirmation vitale: "Au lieu de te sentir mal, sois heureuse que tu aies un endroit où aller,"
ronronne-t-elle avec un timbre d'alto étonnamment évocateur, "Au lieu de te sentir triste, sois heureuse de ne pas être seule / Au lieu de te déprimer, saoule-toi sur tout ce que t'aimes / Au lieu
de perdre ton temps, commence à te sentir bien avec tes rêves." "River of Tears", ravissante collaboration avec Klein, et le 'road movie' noir "Love and Treachery" (avec Joe Henry et Klein),
évoquent Leonard Cohen par leur précision de cristal et par une tension soutenue, palpitante. "You Can't Do Me", riche dans ses images, tourne sur un groove qui se pavane en rappelant un Steely Dan
millésimé (normal, car son auteur est Walter Becker). "Our Lady of Pigalle," sorte de madrigal postmoderne écrite avec Klein et David Batteau, "parle d'une femme dans la rue, tard le soir, à qui on
fait des propositions malhonnêtes. dans le titre on comprend qu'elle symbolise le salut." 'I Must Be Saved' est une chanson originale de Peyroux où elle décrit "l'effort de ne pas perdre quelque
chose, alors que plus tard tu te rends compte que tu vas la perdre quoi que tu fasses: si je me perds dans ta tête, dans tes pensées, alors, il faut que je sois sauvée." Sans doute la plus grande
surprise ici est l'apparition d'une éclaircie de temps en temps: les nuages se séparent pour offrir l'aperçu d'une légèreté nouvelle, apprise à ses dépens, ce qui n'est pas quelque chose que l'on
associe facilement avec cette artiste profonde et on ne peut plus sérieuse, artiste dont les sorties précédentes trempaient dans la mélancolie.Madeleine Peyroux voit l'attribution d'une nouvelle
légèreté comme une partie du continuum psychologique entamé avec le vécu d'une perte et la douloureuse confusion que cette expérience entraîne. "On parle de perte dans plusieurs chansons, sinon
dans toutes," remarque-t-elle, en ponctuant cette observation avec un rire spontané, sans doute parce qu'elle réalise à quel point elle se dévoile aujourd'hui, plus qu'à n'importe quelle autre
période de sa vie. Elle avait trouvé le titre et le thème primordial de son album dans le livre Conseils d'une amie pour des temps difficiles, livre écrit par une sour bouddhiste, Pema Chaudron
("When Things Fall Apart: Heartfelt Advice for Difficult Times"). Le livre lui avait été conseillé justement par une amie. "Ne peut-on pas revenir simplement au strict minimum?," écrit Chodron dans
un passage-clé. "Ne peut-on pas juste revenir? Voilà le début du commencement. Le strict minimum ["bare bones"], rien que ce bon vieux soi. Le minimum, un bon vieux doigt en sang. Revenir à la case
'Départ', juste le minimum, les 'bare bones'. Se détendre avec le moment présent, se détendre avec le désespoir, avec la mort, sans s'opposer au fait que les choses ont une fin, que les choses
passent, qu'elles n'ont pas de substance durable, que tout change tout le temps - voilà le message fondamental."Le message de Chodron avait touché Peyroux à un niveau profond. "Le langage imagé de
'bare bones' m'a projeté dans l'écriture de cette chanson. Mon père est décédé voici quelques années, et il s'est passé beaucoup de temps avant que je ne devienne suffisamment grande pour gérer
tout ça. C'est une certitude que je pensais à mon père quand j'ai commencé à écrire 'Bare Bones.'" La chanson se termine avec ces lignes: "J'imagine que mon vieux était difficile à lire / Et je ne
sais pas vraiment ce qu'il faut croire / Mais dans ces 'bare bones' - il y a quelque chose de beau, après tout." D'un point de vue structurel, il s'agissait dans les objectifs de Peyroux en tant
qu'écrivain "de ne rien avoir dans la chanson qui n'avait pas besoin d'y être, mais de raconter une histoire suffisamment pour obtenir tout ce dont tu as effectivement besoin. Et si une chanson
réussit vraiment à dire clairement quelque chose qu'il est pratiquement impossible à raconter dans un langage ordinaire, alors c'est ça le but, non seulement de la composition, mais aussi de
l'interprétation d'une chanson." Si l'écriture de l'album prend quasiment des années, l'enregistrement initial est terminé en moins d'une semaine, grâce à la solidité des liens unissant Peyroux et
les musiciens - Dean Parks (pour de nombreux instruments à cordes), Larry Goldings à l'orgue, Jim Beard au piano, Vinnie Colaiuta à la batterie, Carla Kilstead au violon et Larry Klein à la basse.
Ils clouent le titre-album sur place en une seule prise; "Homeless Happiness" est enregistré en deux prises; aucune chanson n'en nécessite plus de quatre ou cinq. Le groupe joue 'live' dans le
studio, avec Peyroux au centre: elle chante et joue de la guitare sèche pour accompagner et améliorer le vibe; plus tard, elle terminera ses parties vocales et rajoutera sa guitare aux pistes
enregistrées. Si écrire et enregistrer ses chansons est un processus, Peyroux le compare à "l'ouverture des volets le matin quand il fait soleil dehors - on se sent bien, c'est tout. Je suis
vraiment contente d'avoir pu écrire, et parfois je suis totalement étonnée parce que j'aime beaucoup le résultat qu'on a eu. Je suis très excitée parce que c'est comme un nouveau chapitre, et c'est
un travail excellent. Je suis entourée de très beaux sons, de musiciens vraiment honnêtes, et d'un jeu très honnête aussi. Ça m'a tout l'air d'être de la musique."
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