Artiste principal :
Francesco Tristano
Genre : Classique
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Qualité Studio Masters
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Qualité CD (Lossless 16 bits 44.1 kHz)
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Qualité Standard (320 kpbs)
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- 1 Tristano Introit
- 2 Praeludium
- 3 Allemande
- 4 Courante
- 5 Sarabande
- 6 Menuet I
- 7 Menuet I - Menuet II, da capo
- 8 Gigue
- 9 In A Landscape
- 10 Prelude I
- 11 Winter
- 12 Prelude II
- 13 Spring
- 14 Prelude III
- 15 Summer
- 16 Prelude IV
- 17 Fall
- 18 Finale (Prelude I)
- 19 Duett I in E minor, BWV 802
- 20 Duett II in F, BWV 803
- 21 Duett III in G, BWV 804
- 22 Duett IV in A minor, BWV 805
- 23 Etude No. 8, Book 1
- 24 Tristano Interludes
- 25 Menuet II
Tristano Introit (Francesco Tristano)
Partita No.1 in B flat major, BWV 825 (Johann Sebastian Bach)
In A Landscape (John Cage)
The Seasons
4 Duets, BWV 802/805 (Johann Sebastian Bach)
Etudes Australes (1974-1975) (John Cage)
Tristano Interludes (Francesco Tristano)
Suite Française n° 1 en ré mineur, BWV 812 (Johann Sebastian Bach)
À propos
Toujours là où on ne l’attend pas, Francesco Tristano Schlimé se lance, pour son premier disque sous pavillon Deutsche Grammophon, dans un périple plutôt inédit entre Jean-Sébastien Bach et John Cage. Produit en partie par Moritz von Oswald, bachCage est une approche impétueuse et très personnelle, faisant converger les deux compositeurs, brouillant les limites et accentuant leurs ressemblances entre harmonies tonales, structures cycliques et approche mathématique de la composition. Étonnant.
Studio Masters
24 bits / 44.1 kHz
Copyright :
(C) 2011 Universal Music Classics & Jazz, a division of Universal Music GmbH
(P) 2011 Universal Music Classics & Jazz, a division of Universal Music GmbH
(P) 2011 Universal Music Classics & Jazz, a division of Universal Music GmbH
Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Partita No.1 in B flat major, BWV 825
4 Duets, BWV 802/805
Suite Française n° 1 en ré mineur, BWV 812
John Cage (1912-1992)
In A Landscape
The Seasons
Etudes Australes (1974-1975)
Francesco Tristano
Tristano Interludes
Tristano Introit
Francesco Tristano, piano
Partita No.1 in B flat major, BWV 825
4 Duets, BWV 802/805
Suite Française n° 1 en ré mineur, BWV 812
John Cage (1912-1992)
In A Landscape
The Seasons
Etudes Australes (1974-1975)
Francesco Tristano
Tristano Interludes
Tristano Introit
Francesco Tristano, piano
A la fois pianiste classique et électro, chef d’un orchestre de chambre et compositeur, Francesco Tristano (29 ans) ne laisse personne indifférent. Sa technique
impressionne, son jeu virtuose et ses interprétations audacieuses mettent d’accord les amoureux de musique classique et les fans de techno sur son talent hors du commun.
Son nouvel album bachCage, voyage entre Jean-Sébastien Bach et John Cage, est produit en partie par Moritz von Oswald. Grâce à une approche impétueuse et très personnelle, Francesco Tristano fait converger les 2 compositeurs, brouillant les limites et accentuant leurs ressemblances entre harmonies tonales, structures cycliques et approche mathématique de la composition…
Son nouvel album bachCage, voyage entre Jean-Sébastien Bach et John Cage, est produit en partie par Moritz von Oswald. Grâce à une approche impétueuse et très personnelle, Francesco Tristano fait converger les 2 compositeurs, brouillant les limites et accentuant leurs ressemblances entre harmonies tonales, structures cycliques et approche mathématique de la composition…
Francesco Tristano
Qu’un jeune musicien et compositeur fasse sensation à la fois dans les salles de concert classiques et sur la scène des clubs est sans doute un événement inédit à l’échelle internationale. De plus, on n’avait encore jamais vraiment vu les amoureux de musique classique et de techno tomber d’accord. Il faut reconnaître qu’il est bien difficile de cataloguer un musicien qui fait fi des critères courants. Cette réaction n’a rien pour surprendre Francesco Tristano. Chaque fois que son trio Aufgang (Ascension) et lui jouent de la techno avec partition dans un club, le public est pour le moins troublé dans un premier temps. De même, les gens qui fréquentent les concerts et apprécient la musique classique depuis des années risquent d’être un peu désorientés en voyant un pianiste laisser - comme un DJ - une de ses compositions se fondre sans transition dans une pièce de Frescobaldi.
Francesco Tristano, 29 ans, associe les périodes et les styles avec une telle audace – quand il ne les fait pas délibérément entrer en collision – qu’il y a de quoi être perplexe. Pourtant, ce natif du Luxembourg ne cherche pas forcément la provocation ; simplement, tout ce qu’il fait exprime une souplesse d’esprit qui n’admet ni limites ni restrictions. Tristano connaît, bien sûr, les conventions d’interprétation façonnées par des générations de pianistes classiques, mais il les ignore purement et simplement. L’image qu’il se fait de lui-même en tant qu’artiste ne réclame aucune légitimation. S’il lui arrivait, par exemple, de jouer une musique baroque généralement pesante avec le dynamisme qui lui est propre, on pourrait le trouver radical. Mais pour lui, le radicalisme n’est pas un moyen d’arriver à ses fins.
Le talent de Tristano est indéniable. Sa technique est impressionnante, son jeu virtuose et ses interprétations audacieuses et à cent lieues de toute convention. Mais il ne se conduit jamais en véritable tête brûlée musicale. Sa connaissance du répertoire dans les domaines de la musique baroque, classique et contemporaine aussi bien qu’en jazz et en musique électronique découle de son expérience et de son talent. Les compositions de Tristano sont toujours profondément réfléchies et témoignent d’une approche musicale pleine de respect, bien que, dans l’esprit de ce pianiste, les limites stylistiques n’existent pas.
Francesco Tristano découvre sa passion pour le piano à cinq ans. À treize ans, il donne son premier concert en jouant ses propres oeuvres. Il fait plus tard des tournées en soliste ainsi qu’avec des orchestres de renom comme l’Orchestre national russe, l’Orchestre national de Lille ou l’Orchestre philharmonique du Luxembourg.
Tristano fonde un orchestre de chambre baptisé The New Bach Players avec lequel il se lance également dans la direction d’orchestre. Jouant sur un piano de concert Steinway et avec des archets anciens sans vibrato sur instruments à cordes modernes, il rompt délibérément dès cette période avec les usages traditionnels de l’interprétation. À la Juilliard School de New York, Tristano est l’un des derniers étudiants à suivre intégralement la master class Bach de la légendaire Rosalyn Tureck. Il étudie aux conservatoires de Bruxelles, de Paris et du Luxembourg ainsi qu’au conservatoire de Catalogne.
En 2004, il remporte le célèbre concours international de piano de musique contemporaine d’Orléans. Tristano a publié onze albums, dont des enregistrements des Variations Goldberg de Bach et l’intégrale des oeuvres pour piano de Luciano Berio, très appréciés de la critique et qui lui ont valu de nombreuses distinctions. L’album Not for Piano a été publié en 2007. Il y présente ses propres versions de classiques techno pour le piano, empruntant des éléments stylistiques à la musique classique et puriste. Tristano collabore actuellement, entre autres, avec Carl Craig, un des protagonistes de la scène techno de Detroit de la deuxième génération.
bachCage
Les différences entre Jean-Sébastien Bach et John Cage sont évidentes. Si évidentes même qu’on pourrait être tenté de penser que Tristano a délibérément concocté pour cet album un programme fortement contrasté. Cela pourrait être vrai, à certains égards. Mais en l’occurrence, l’artiste n’a pas cherché la provocation avant tout. La priorité est donnée à l’approche impétueuse et très personnelle de Tristano de ces pionniers de la musique que sont Bach et Cage. Malgré son interprétation d’une grande précision, Bach est extrêmement vivant – avec une sonorité remarquablement nerveuse et percussive. La contribution de Moritz von Oswald à la production a pesé encore plus fortement sur les enregistrements de Cage réalisés par Tristano. Au lieu d’utiliser un instrument préparé, il s’est concentré sur la post production en utilisant la technologie la plus récente ainsi que l’équipement analogique vintage du studio. La subtilité avec laquelle procèdent von Oswald et Tristano ne retire rien à leur efficacité. Par exemple, l’interprétation onirique que donne Tristano d’In a Landscape de John Cage évoque le son lointain du gamelan. Les interludes de Tristano lui-même paraissent absorbés en eux-mêmes, désincarnés, grâce à l’utilisation ciblée d’effets de réverbération. De même, le recours à une technologie de filtres prête au Menuet II de la Suite Française n° 1 de Bach des sonorités de boîte à musique.
Un autre élément, plus puissant encore, influence cet album. Par son choix subjectif des morceaux, Francesco Tristano fait converger organiquement Bach et Cage, il brouille les limites et accentue les similitudes. Ces deux génies de la musique se rencontrent dans leur approche mathématique de la composition. La sélection de pièces à laquelle a procédé Tristano repose sur l’harmonie tonale, sur les structures cycliques et sur la construction polyphonique sous forme de duos. Tristano relève également un terrain spirituel commun chez les deux compositeurs à travers ses propres compositions. Il s’agit d’une abstraction, par-delà la systématique classique et la narrativité romantique. Voilà en réalité ce qui fait pour lui l’actualité de Bach et de Cage.
Peut-être Tristano est-il l’un des premiers représentants d’une nouvelle génération de musiciens qui n’appartiennent plus à une école spécifique. Ce sont des musiciens qui connaissent tout et sont remarquablement compétents en tout – tout prêts aussi à lâcher prise au moment crucial. Cette génération tient également pour admis qu’en pratique, l’intégralité du répertoire musical jamais enregistré est disponible sur Internet. Les genres musicaux les plus divers coexistent hors de tout contexte, mais en même temps démocratiquement. Cela peut être déroutant, mais cela offre un regard neuf sur les oeuvres existantes.
Qu’un jeune musicien et compositeur fasse sensation à la fois dans les salles de concert classiques et sur la scène des clubs est sans doute un événement inédit à l’échelle internationale. De plus, on n’avait encore jamais vraiment vu les amoureux de musique classique et de techno tomber d’accord. Il faut reconnaître qu’il est bien difficile de cataloguer un musicien qui fait fi des critères courants. Cette réaction n’a rien pour surprendre Francesco Tristano. Chaque fois que son trio Aufgang (Ascension) et lui jouent de la techno avec partition dans un club, le public est pour le moins troublé dans un premier temps. De même, les gens qui fréquentent les concerts et apprécient la musique classique depuis des années risquent d’être un peu désorientés en voyant un pianiste laisser - comme un DJ - une de ses compositions se fondre sans transition dans une pièce de Frescobaldi.
Francesco Tristano, 29 ans, associe les périodes et les styles avec une telle audace – quand il ne les fait pas délibérément entrer en collision – qu’il y a de quoi être perplexe. Pourtant, ce natif du Luxembourg ne cherche pas forcément la provocation ; simplement, tout ce qu’il fait exprime une souplesse d’esprit qui n’admet ni limites ni restrictions. Tristano connaît, bien sûr, les conventions d’interprétation façonnées par des générations de pianistes classiques, mais il les ignore purement et simplement. L’image qu’il se fait de lui-même en tant qu’artiste ne réclame aucune légitimation. S’il lui arrivait, par exemple, de jouer une musique baroque généralement pesante avec le dynamisme qui lui est propre, on pourrait le trouver radical. Mais pour lui, le radicalisme n’est pas un moyen d’arriver à ses fins.
Le talent de Tristano est indéniable. Sa technique est impressionnante, son jeu virtuose et ses interprétations audacieuses et à cent lieues de toute convention. Mais il ne se conduit jamais en véritable tête brûlée musicale. Sa connaissance du répertoire dans les domaines de la musique baroque, classique et contemporaine aussi bien qu’en jazz et en musique électronique découle de son expérience et de son talent. Les compositions de Tristano sont toujours profondément réfléchies et témoignent d’une approche musicale pleine de respect, bien que, dans l’esprit de ce pianiste, les limites stylistiques n’existent pas.
Francesco Tristano découvre sa passion pour le piano à cinq ans. À treize ans, il donne son premier concert en jouant ses propres oeuvres. Il fait plus tard des tournées en soliste ainsi qu’avec des orchestres de renom comme l’Orchestre national russe, l’Orchestre national de Lille ou l’Orchestre philharmonique du Luxembourg.
Tristano fonde un orchestre de chambre baptisé The New Bach Players avec lequel il se lance également dans la direction d’orchestre. Jouant sur un piano de concert Steinway et avec des archets anciens sans vibrato sur instruments à cordes modernes, il rompt délibérément dès cette période avec les usages traditionnels de l’interprétation. À la Juilliard School de New York, Tristano est l’un des derniers étudiants à suivre intégralement la master class Bach de la légendaire Rosalyn Tureck. Il étudie aux conservatoires de Bruxelles, de Paris et du Luxembourg ainsi qu’au conservatoire de Catalogne.
En 2004, il remporte le célèbre concours international de piano de musique contemporaine d’Orléans. Tristano a publié onze albums, dont des enregistrements des Variations Goldberg de Bach et l’intégrale des oeuvres pour piano de Luciano Berio, très appréciés de la critique et qui lui ont valu de nombreuses distinctions. L’album Not for Piano a été publié en 2007. Il y présente ses propres versions de classiques techno pour le piano, empruntant des éléments stylistiques à la musique classique et puriste. Tristano collabore actuellement, entre autres, avec Carl Craig, un des protagonistes de la scène techno de Detroit de la deuxième génération.
bachCage
Les différences entre Jean-Sébastien Bach et John Cage sont évidentes. Si évidentes même qu’on pourrait être tenté de penser que Tristano a délibérément concocté pour cet album un programme fortement contrasté. Cela pourrait être vrai, à certains égards. Mais en l’occurrence, l’artiste n’a pas cherché la provocation avant tout. La priorité est donnée à l’approche impétueuse et très personnelle de Tristano de ces pionniers de la musique que sont Bach et Cage. Malgré son interprétation d’une grande précision, Bach est extrêmement vivant – avec une sonorité remarquablement nerveuse et percussive. La contribution de Moritz von Oswald à la production a pesé encore plus fortement sur les enregistrements de Cage réalisés par Tristano. Au lieu d’utiliser un instrument préparé, il s’est concentré sur la post production en utilisant la technologie la plus récente ainsi que l’équipement analogique vintage du studio. La subtilité avec laquelle procèdent von Oswald et Tristano ne retire rien à leur efficacité. Par exemple, l’interprétation onirique que donne Tristano d’In a Landscape de John Cage évoque le son lointain du gamelan. Les interludes de Tristano lui-même paraissent absorbés en eux-mêmes, désincarnés, grâce à l’utilisation ciblée d’effets de réverbération. De même, le recours à une technologie de filtres prête au Menuet II de la Suite Française n° 1 de Bach des sonorités de boîte à musique.
Un autre élément, plus puissant encore, influence cet album. Par son choix subjectif des morceaux, Francesco Tristano fait converger organiquement Bach et Cage, il brouille les limites et accentue les similitudes. Ces deux génies de la musique se rencontrent dans leur approche mathématique de la composition. La sélection de pièces à laquelle a procédé Tristano repose sur l’harmonie tonale, sur les structures cycliques et sur la construction polyphonique sous forme de duos. Tristano relève également un terrain spirituel commun chez les deux compositeurs à travers ses propres compositions. Il s’agit d’une abstraction, par-delà la systématique classique et la narrativité romantique. Voilà en réalité ce qui fait pour lui l’actualité de Bach et de Cage.
Peut-être Tristano est-il l’un des premiers représentants d’une nouvelle génération de musiciens qui n’appartiennent plus à une école spécifique. Ce sont des musiciens qui connaissent tout et sont remarquablement compétents en tout – tout prêts aussi à lâcher prise au moment crucial. Cette génération tient également pour admis qu’en pratique, l’intégralité du répertoire musical jamais enregistré est disponible sur Internet. Les genres musicaux les plus divers coexistent hors de tout contexte, mais en même temps démocratiquement. Cela peut être déroutant, mais cela offre un regard neuf sur les oeuvres existantes.
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