Alexei Lubimov, pianoforte Schubert : Impromptus op.90 et 142
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Artiste principal : Alexei Lubimov
Genre : Classique
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ALBUM : 1 disque - 8 pistes - Durée totale : 01:05:42
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    Premier impromptu op.90 D899 (Franz Schubert)
  1. 1 Allegro molto moderato en ut mineur
    00:09:38 Indisp. à l'unité Écoute indisp.
    Alexei Lubimov, pianoforte
  2. Second impromptu op.90 D899
  3. 2 Allegro en mi bémol Majeur
    00:04:44 Indisp. à l'unité Écoute indisp.
    Alexei Lubimov, pianoforte
  4. Troisième impromptu op.90 D899
  5. 3 Andante mosso en sol bémol Majeur
    00:06:57 Indisp. à l'unité Écoute indisp.
    Alexei Lubimov, pianoforte
  6. Quatrième impromptu op.90 D899
  7. 4 Allegro en la bémol mineur
    00:07:41 Indisp. à l'unité Écoute indisp.
    Alexei Lubimov, pianoforte
  8. Premier impromptu op.142 D935
  9. 5 Allegro moderato en fa mineur
    00:11:38 Indisp. à l'unité Écoute indisp.
    Alexei Lubimov, pianoforte
  10. Second impromptu op.142 D935
  11. 6 Allegretto en la bémol Majeur
    00:06:37 Indisp. à l'unité Écoute indisp.
    Alexei Lubimov, pianoforte
  12. Troisième impromptu op.142 D935
  13. 7 Andante en si bémol Majeur
    00:11:23 Indisp. à l'unité Écoute indisp.
    Alexei Lubimov, pianoforte
  14. Quatrième impromptu op.142 D935
  15. 8 Allegro Scherzando
    00:07:04 Indisp. à l'unité Écoute indisp.
    Alexei Lubimov, pianoforte

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Alexei Lubimov, pianoforte
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Franz Schubert
Premier impromptu op.90 D899
Second impromptu op.90 D899
Troisième impromptu op.90 D899
Quatrième impromptu op.90 D899
Premier impromptu op.142 D935
Second impromptu op.142 D935
Troisième impromptu op.142 D935
Quatrième impromptu op.142 D935 Alexei Lubimov, pianoforte
    Choc des cultures, des civilisations, des traditions : un pianiste russe, de l’école russe, l’un des derniers élèves du formidable Heinrich Neuhaus, un de ces musiciens qui a encore connu les zigzags de la dictature communiste, les interdictions de jouer, de voyager, de penser, de vivre, un musicien autant à l’aise dans Cage, dans Schnittke, dans Scriabine que dans Machaut… et ce pianiste russe jusqu’à l’os nous joue du Schubert (pas du Beethoven, pas du Rachmaninov, pas du Chopin) sur deux forte-pianos d’une déroutante délicatesse, avec une tout aussi déroutante délicatesse ! Mais attention, délicatesse ne signifie pas mollesse. Car Alexei Lubimov joue de ses forte-pianos comme de véritables grands instruments ambitieux, capables du plus doux pianissimo jusqu’au plus violent fortissimo.

    Les instruments, donc : un Mattias Müller de 1810, totalement restauré, pour le premier cycle d’Impromptus ; et un Joseph Schantz de 1930 pour le second. Au-delà de l’accord parfois un peu âpre, inhérent au forte-piano, ces deux objets possèdent une palette sonore autrement diversifiée que le piano moderne. On aime ou on n’aime pas, mais force est de constater que la pédale douce, par exemple, commande un registre de harpe ou de pizzicatos assez fantastique, tandis que le « grand jeu » déchaîne des explosions sonores assez effrayantes. On argumentera que ces Schubert ne se prêtent pas à ce traitement quasi-symphonique : oh que si ! C’est plutôt dans ce genre de sonorité qu’on perçoit, justement, les mille et un plans sonores qu’exige le discours ; et peu de pianistes se fatiguent même à rechercher, sur un piano moderne, de telles palettes. Sans doute gagneraient-ils à découvrir cette version, qui ouvrira sans doute bien des oreilles. Et encore, entre les deux forte-pianos qu’utilise Lubimov, quelle différence ! Mille fois plus qu’entre deux pianos. A méditer.

    Quoi qu’il en soit, le fait que le pianiste appartienne à la grande école russe traditionnelle d’une part, mais qu’il joue sur des instruments anciens d’autre part, risque de mettre à mal un certain nombre de forte-pianistes cucul-la-pranile, qui précieusement jouent de leur instrument comme s’il allait se rompre au premier fortissimo. Que diable, ce n’est pas un œuf de Fabergé, c’est un forte-piano fait d’os, de chair et de sang, il faut le faire vivre en le touchant sérieusement ! Ce que fait Lubimov.

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