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Classique au vert : la musique prend l'air !

Tous les week-ends entre le 3 août et le 15 septembre, le Parc Floral, véritable paradis de verdure à l’orée de la ville de Paris, accueillera le festival Classique au Vert, qui arbore une affiche caractérisée par son éclectisme.

Par Alice Contensou | Concerts et tournées | 5 septembre 2013
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Qobuz

Si vous êtes à Paris pendant le reste de l?été, sachez que vous pourrez mettre de la musique dans vos week-ends au Parc Floral, qui accueillera des artistes de tous horizons pour le festival Classique au vert, dont Qobuz est partenaire.

Le festival démarrera sur les chapeaux de roue le samedi 3 août. Le clarinettiste Yom (qui mijote un nouvel album) et la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton s?y rencontreront pour un concert riche en improvisations, improvisations autour de Leo? Janá?ek, Béla Bartók, Giacinto Scelsi ou encore autour de chants juifs, qui font partie intégrante de l?univers de chacun.

Le samedi 7 et devant plus de 2000 personnes, l'ensemble Syntonia se produira pour un concert d'exception, retraçant les nuances les plus infimes du jeu de dédicaces de la musique classique mais aussi de la poésie, de Ysaÿe à Fauré, de Mallarmé à Debussy...

L'ensemble Syntonia ? © Jean-Baptiste Millot pour Qobuz.com


Tête d?affiche, Henri Demarquette donnera deux concerts. On l?entendra le dimanche 11 août accompagné du ch?ur Sequenza 9.3 pour une soirée « Voce », véritable tour du monde des musiques. On le retrouvera la semaine suivante pour une après-midi 100% Beethoven : il fallait effectivement un grand violoncelliste pour restituer toute la puissance de son triple concerto. On ne peut imaginer qu?un pari réussi?

Henri Demarquette ? © Jean-Baptiste Millot pour Qobuz.com


C?est un certain Richard Galliano qui partage la tête d?affiche avec Demarquette. Cet accordéoniste virtuose, dont la musique est à la croisée des chemins, entre bal musette et tango, se produira dans trois de ses propres compositions, sans oublier d?alterner entre la couleur de Piazzolla et la douceur de Bach, entre la chaleur de Vivaldi et les accents vibrants de Komitas? On y verra également Vahan Mardirossian, Français d?origine arménienne lui aussi au croisement des genres et des folklores, qui fera pour l?occasion un retour aux sources en dirigeant l?Orchestre de chambre d?Arménie.

Le violon sera particulièrement à l?honneur cette année. Pour commencer, un « ovni » musical : Nemanja Radulovic, violoniste tzigane au style volcanique, qui prouvera qu?énergie authentique et raffinement ne sont pas incompatibles grâce à des interprétations uniques de Tchaïkovski, de Dvo?ák ou de Bartók. Autre violoniste : Sarah Nemtanu, jeune franco-roumaine au CV impressionnant (nominée aux Victoires de la musique, premier prix du concours Maurice Ravel, premier violon solo pour l?Orchestre national de France?), jouera avec émotion Franck, Ysaÿe, Saint-Saëns, Debussy ou encore Chausson. Troisième violoniste incontournable, Laurent Korcia se produira le dimanche 8 septembre pour un concert qui fera la démonstration de son agilité et de sa précision, avec notamment le premier mouvement du concerto n°1 de Paganini.

Nemanja Radulovic ? © Jean-Baptiste Millot pour Qobuz.com


Le festival jongle donc à tous niveaux, entre les instruments, entre les pays, entre les styles et entre les compositeurs. Lors du week-end « Soleil levant », il fera la part belle au Japon, dont Kotaro Fukuma sera le plus prestigieux ambassadeur. Ce virtuose naviguera pour l?occasion entre les ?uvres de son compatriote Takemitsu et le patrimoine musical français (Ravel, Fauré, Debussy).

Mais ce festival parisien n?oublie pas les fiertés plus « locales » et accueillera Jean-Christophe Frisch, chef d?orchestre de renom qui dirigera une fois de plus l?ensemble XVIII-21, le Baroque nomade, qui le suit avec une fidélité à toute épreuve dans ses audacieuses aventures musicales, ici un assortiments de morceaux dont le fil rouge est la ville hautement symbolique de Venise.

Jean-Christophe Frisch ? © Jean-Baptiste Millot pour Qobuz.com


Mais Classique au vert, ce n'est pas que de la musique. C'est aussi une rencontre entre les arts, dans la perspective d'encourager toujours plus la création. C'est dans ce cadre que notre photographe attitré, Jean-Baptiste Millot, a sa propre exposition à Classique au Vert ! Intitulée Echappée belle, alle constitue une série de portraits très riche qui ne regroupe pas moins de 65 photographies, celles d'un passionné. De quoi apporter un regard tout nouveau sur le monde de la musique.
Lire notre article sur l'exposition.

Consultez le site officiel du festival.

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