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5 questions à... Marianne Gaussiat

Depuis le 1er août et jusqu’au 13 septembre, le Parc Floral de Paris s’est vu investir par le festival Classique au vert, devenant ainsi le lieu de rendez-vous privilégié des amateurs de musique classique. L’agence Sequenza, qui a activement participé cette année à la programmation de l’événement, a répondu à quelques questions posées par Qobuz.

Par Léo Gaudier | Concerts et tournées | 17 août 2015
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Pour cette 18e édition, le festival Classique au vert propose une fois de plus d’embarquer dans une odyssée musicale afin de découvrir et d’apprécier toutes les facettes de la musique classique. Dans le cadre idéal et bucolique du Parc Floral de Paris, les grands noms de la scène internationale et les jeunes talents se bousculent pour offrir au public présent des concerts destinés à rester longtemps gravés dans les mémoires. La Mairie de Paris s’est cette année fait épauler par l’agence Sequenza qui l’a aidé à concocter une programmation de haute qualité, proposant un panorama on ne peut plus complet de tout ce que la musique classique réserve de meilleur. Marianne Gaussiat, directrice de l’agence, a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions.



Comment avez-vous construit l’édition 2015 du festival ?

Marianne Gaussiat : « Évadez-vous près de chez vous ! » Telle est la devise de cette nouvelle édition conçue comme une odyssée musicale à travers les territoires, les racines et les inspirations populaires de la musique classique. Au programme de ce voyage, de nombreuses étapes : en Europe centrale avec le duo Salque-Peirani, en Angleterre avec le chœur VOCES8 et le trio du claveciniste Jean Rondeau, en Italie avec l’ensemble baroque Les Paladins, en Amérique du Sud avec le contre-ténor Rodrigo Ferreira, ou encore en Arménie avec l’ensemble de musique de chambre formé par la pianiste Varduhi Yeritsyan.

Du mois d’août à la mi-septembre, avec 15 concerts sur la scène du Delta, 14 concerts dans le festival « off » amateurs, 7 ateliers vocaux « Si on chantait » et de nombreuses animations, le Parc Floral de Paris, jardin botanique de la Ville de Paris, devient le jardin d’été de la musique classique de la capitale. Souvent comparé aux Prom’s Londoniennes, Classique au vert trouve dans cet écrin de verdure extraordinaire, un lieu idéal pour éveiller les sens en associant musique et nature.

Autre temps fort de ce périple musical, un week-end événement, les 29 et 30 août, qui réunit les deux orchestres associés de la Philharmonie de Paris : l’Orchestre de chambre de Paris et l’Orchestre national d’Île-de-France. Au programme, l’intégrale des concertos pour piano de Ludwig van Beethoven joués et dirigés par deux immenses pianistes, Nicholas Angelich, dans les Concertos n°1 et n°2, et François-Frédéric Guy, dans les Concertos n°3 et n°5. Le Concerto n°4 est interprété par le jeune Robin Stephenson, Premier prix du Concours International de Grands Amateurs de Piano.

Quel type de public visez-vous avec votre programmation ?

Tous les publics. Classique au Vert est un festival populaire dans le vrai sens du mot. L'entrée est à 6 €. Nous trouvons dans notre public des mélomanes bien sûr qui fréquentent la Philharmonie et les grandes saisons parisiennes, mais aussi de nombreux touristes, des néophytes, des familles, des personnes isolées et en situation de handicap.

Classique au Vert n’accueille pas que des musiciens classique avec, par exemple, cette année la venue d’Airelle Besson et Vincent Peirani. Pourquoi ce choix ?

Le festival Classique au vert s’inscrit dans la programmation « un été musical » au Parc Floral qui réunit le Paris Jazz Festival et Pestacles. Depuis plusieurs années déjà, les trois festivals choisissent un artiste fil rouge capable de se produire dans les trois registres. Cette année, il s’agit d’Airelle Besson. Jeune trompettiste, brillante et passionnée, compositrice et chef d’orchestre, elle est incontournable sur la scène jazz française. Elle donnera 3 concerts dans 3 univers différents : le 17 juin à 14h30 pour le jeune public, dans le cadre de Pestacles, le 25 juillet à 21h en clôture du Paris Jazz Festival et le 23 août à 16h pour Classique au vert.

Pour Vincent Peirani, c'est avant tout une question artistique et de coup de coeur. Le duo qu'il forme avec François Salque s'inscrit complètement dans la thématique de notre Odyssée Musicale. C'est aussi un petit clin d'œil, en ouverture du festival à nos amis du Paris Jazz qui eux le clôture.

Comment le public de Classique au Vert a évolué au fil des années ?

A l’aube de sa 18ème édition, avec plus de 80 000 spectateurs réunis l’an passé, le festival Classique au vert, s’impose désormais comme le grand rendez-vous de la musique classique l’été à Paris. En trois ans la fréquentation du festival a triplé.

La pire des questions pour des programmateurs : quel concert attendez-vous avec un brin plus d’impatience que les autres ?

Le premier concert de Nicholas Angelich en "joué, dirigé"le 30 août dans les concertos N°1 et 2 de Beethoven avec l'orchestre National d'Ile de France. Petit miracle en perspective!

Le site officiel du festival Classique au vert

Le site officiel de l'agence Sequenza

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