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Ouverture de la saison de l'Orchestre de Chambre de Paris

Coup d'envoi de la saison 14/15 de l'Orchestre de Chambre de Paris hier au Théâtre des Champs-Élysées avec le violoncelliste Micha Maïsky.

Par Maximilien Marçais-Husson | Actualité | 11 septembre 2014
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Mardi soir, l'Orchestre de Chambre de Paris a fait sa rentrée dans la saison musicale 2014-15, saison particulièrement importante puisqu'elle sera marquée par la réouverture du mythique auditorium de Radio-France et par l'ouverture de la Philharmonie de Paris, ce colosse trempant ses pieds d'argile dans un fleuve où coule beaucoup d'encre. Cette ouverture, prévue en janvier 2015 est un événement particulièrement important pour l'OCP puisqu'il y sera résident aux côtés de l'Orchestre de Paris, des Arts Florissants et de l'Orchestre National d'Île-de-France.

C'est dans un Théâtre des Champs-Élysées timidement rempli que Thomas Zehetmair a donné le coup d'envoi de cette nouvelle saison, avec un programme pétillant et dynamique, permettant au spectateur d'apprécier trois formats musicaux différents — la symphonie, le concerto et la suite.

Il y a d'abord eu la Symphonie n° 83 dite La Poule de Haydn, œuvre raffinée et pleine de charme, dont les motifs du premier mouvement rappellent le caquètement du gallinacé. L'interprétation de l'Andante — brillamment exécuté et doté de toutes les nuances que l'on pouvait en attendre — fut un véritable moment de grâce, notamment dans les première secondes durant lesquelles s'est instauré un échange entre les instruments à cordes.

Mais ce climat bucolique fut ensuite assombri par un voile orageux, avec le Concerto pour violoncelle n°1 de Camille Saint-Saëns. Pour interpréter cette œuvre atypique, un artiste haut-en-couleur : Micha Maïsky. Rappelons que la particularité de ce concerto est d'être composé de plusieurs parties enchaînées les unes aux autres, donnant l'impression d'être construit en un seul bloc. Seul un cantabile central accorde un moment de respiration. Cette oeuvre, dense et rapide, appelle donc un minimum de nuances dont manquait l'interprétation de Maïsky. Bien sûr, le violoncelliste fut à la hauteur de la virtuosité qui a fait sa réputation, mais on attendait peut-être un peu moins d'excès. Tourbillons de mesures, magma de notes endiablées dans un désert de nuances : comme on étouffe ! Les nuages qui chargeaient ce ciel musical se sont progressivement dissipés grâce aux deux œuvres données en bis : la Nocturne n°19 pour violoncelle et orchestre de Tchaïkovski et la suite pour violoncelle seul n°3 de Bach.

Micha Maïksy et le premier violon de l'OCP, Deborah Nemtanu

A suivi après l'entracte un conte parfaitement narré par les musiciens de l'Orchestre de Chambre de Paris : Le Bourgeois Gentilhomme de Richard Strauss. L'œuvre étant une véritable lettre d'amour à la musique classique française, que rêver de mieux que la lecture qu'en donne l'élégante phalange parisienne ? Animé par la direction expressive et colorée de Thomas Zehetmair, ce voyage des plus agréables a été remercié par une salve d'applaudissements.

C'est un public conquis qui quitta le Théâtre en pensant déjà aux prochains concerts de cette saison pas comme les autres de l'Orchestre de Chambre de Paris.

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