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Yaron Herman, de A à Y

Le pianiste de jazz invite Hugh Coltman, le bassiste de The Dø et -M- pour son nouvel album...

Par Clotilde Maréchal | Vidéo du jour | 19 mars 2017
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Y. Juste Y. L’avant dernière lettre de l’alphabet est le titre de cet album de Yaron Herman. Un deuxième disque pour le compte du label Blue Note dont le pianiste explique ainsi le titre : « J’ai toujours été fasciné par le pouvoir des lettres. Au-delà de leur assemblage en mots, leur propre forme me semblait véhiculer une histoire. Quel sens ont ces lignes tracées et entrecroisées ? Pourquoi sont-elles dessinées ainsi ? Pendant mes lectures et recherches j’ai souvent croisé la lettre Y qui semble être porteuse d’un grand nombre de sens. Symbole présent dans de nombreuses traditions, il évoque la notion du carrefour, de choix et de la synthèse des contraires. Quand je regarde le Y je vois un arbre. A partir d’un tronc commun, qui monte vers le ciel on arrive à une intersection. C’est là que la croissance et le discernement commencent, mais aussi la séparation, la division. Alors, quel est ce choix ? Peut-être entre le bien et le mal ? Le vice et la vertu ? On peut supposer que toutes les oppositions et les contraires pourraient s'y trouver. Cependant, la vie doit-elle rester si binaire ? Comment échapper à ce piège de la dualité ? Une solution serait de regarder l’arbre inversé, essayer de le retourner, retrouver l’unité initiale. Cela peut se faire seulement en arrivant à effacer les frontières artificielles mais aussi en conciliant et en harmonisant des prétendues oppositions. Dans cet album, j’ai fait le choix d’aller jusqu’au bout d’une démarche que je cultive depuis longtemps : réunir des personnes et des influences musicales qui appartiennent au même tronc commun, à une même famille, au-delà des étiquettes. Dans ce monde où tout semble se fragmenter et se diviser, nous, musiciens, artistes, créateurs en tous genres avons un rôle à jouer : rassembler et donner du sens. C’est avec cet album en main que je souhaite apporter ma contribution. Celle de l’unité du partage et de l’amour. » Avec Y, le pianiste franco-israélien assume et fusionne toutes ses influences, qu’elles soient jazz, post-rock ou électro, qu’elles viennent de Sufjan Stevens, de Steve Reich ou de Keith Jarrett. Voilà un superbe disque de chansons avec ou sans voix, avec ou sans paroles, avec ou sans refrains, mais avec la participation de –M–, du bassiste de The Dø Bastien Burger, de Dream Koala et de Hugh Coltman. Étonnant.



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