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Tarkovsky Quartet, la mélodie du silence

Un nouvel album ECM du quartet de François Couturier, plus habité que jamais...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 8 avril 2017
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Enregistré pour ECM en 2005, Nostalghia – Song For Tarkovsky était l’œuvre la plus personnelle à ce jour de François Couturier. En compagnie de ses complices habituels, le saxophoniste Jean-Marc Larché et l’accordéoniste Jean-Louis Matinier, rejoints pour l’occasion par la violoncelliste allemande Anja Lechner, le pianiste, alternant, avec un grand sens de la « mise en scène », compositions originales à la beauté hallucinatoire, et emprunts choisis aux œuvres de Bach et Pergolèse, y inventait une sorte de rêverie éveillée autour du cinéma du grand cinéaste russe Andreï Tarkovsky. Une musique proprement inclassable (nouvelle ? néo-classique ?), d’une grande sérénité, profondément méditative, d’une richesse de timbres inouïe, s’élaborant aux confins du silence dans une esthétique de l’attente et du temps suspendu parfaitement évocatrice dans son statisme précieux de l’univers tout à la fois sensuel et éminemment spirituel de Tarkovsky comme l’étaient ses films Andreï Roublev, Solaris, Le Miroir, Stalker, Nostalghia et Le Sacrifice. Un album qui donna naissance, six ans plus tard, au premier disque du Tarkovsky Quartet, toujours chez ECM. Avec Nuit blanche qui parait en avril 2017, une fois de plus chez la maison munichoise de Manfred Eicher, l’ensemble signe un troisième enregistrement baignant dans la même philosophie avec une plus grande place encore faite à la dimension improvisée. Le spirituel, le métaphysique, le poétique, toutes ces choses qui semblent à des années-lumière de la tachycardie de notre époque résonnent ici comme des évidences. Des fils d’Ariane que le raffinement, la virtuosité et la maîtrise de l’espace et du silence de ces quatre-là rendent encore plus solides. Une merveille.



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