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Sun Dew, le jazz chahuté

Emmené par Héloïse Lefebvre et Paul Audoynaud, un sextet qui secoue la jazzosphère...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 24 mai 2017
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Associer les mots jazz et violon garantit l’habituel name dropping : Stéphane Grappelli, Didier Lockwood, Jean-Luc Ponty, Dominique Pifarely, Regina Carter, Mark Feldman, Joe Venuti, Michal Urbaniak… La jeune Héloïse Lefebvre, qui vient rejoindre ce clan assez restreint des jazzmen ayant opté pour l’instrument, ne ressemble pourtant à aucun de ses illustres aînés ; à moins que ce ne soit à tous. Une manière sans doute d’imposer une liberté de ton et un éclectisme stylistique assez inédit. Avec le guitariste Paul Audoynaud, la Tourangelle parle sa langue protéiforme sur une planète baptisée Sun Dew. Un sextet né à Berlin et que le tandem a formé avec Liron Yariv au violoncelle, Paul Santner à la contrebasse, Johannes Von Ballestrem au piano, au Fender Rhodes et au Wurlitzer et Christian Tschuggnall à la batterie et à la lap-steel. Une configuration instrumentale là aussi assez ovni qui permet à l’ensemble de barioler son jazz de griffures rock, de zébrures world ou de nuages de classique. Leur album assez intrigant qui parait chez Laborie Jazz reflète ces grands écarts et enchaîne les filiations à 360°, qu’il s’agisse de celle des grands adeptes de la fusion comme Lockwood (qui fut le professeur d’Héloïse Lefebvre) et Ponty, du guitariste Bill Frisell (auquel on pense sur Insane Headache, un medley de Queens Of The Stone Age, et sur Le Mexicain) ou de la galaxie John Zorn (en filigrane tout au long du disque). La force de Sun Dew est sans doute de rendre ce fourre-tout totalement cohérent. D'arriver à alterner séquences quasi-chambristes et uppercuts nettement plus rock'n'roll de façon naturelle. On sent surtout chez ce gang de virtuoses inspirés même pas trentenaires une très grande soif narrative qui ne fait jamais défaut.



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