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L'aquarelle de Porter Ray

Un MC anti-cliché de Seattle avance à pas feutrés...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 29 mars 2017
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Seattle n’est pas réputé pour ses rappeurs. Et mis à part Sir Mix-a-Lot et Ryan Lewis, difficile de citer un MC célèbre originaire de la ville la plus pluvieuse des Etats-Unis. Heureusement Porter Ray est là pour redorer localement le blason du hip hop. Avec Watercolor, son premier album qui parait chez Sub Pop (label emblématique de la ville, connu pour abriter ou avoir abrité des gangs rock’n’roll plutôt furieux comme Nirvana, Soundgarden, Dinosaur Jr., Mudhoney ou Metz), il fait même une entrée assez fracassante. Fracassante mais feutrée tant son flow est un rêve éveillé. Difficile de ne pas penser au débit mélancolique d’Ishmael Butler (de Digable Planets puis de Shabazz Palaces). C’est d’ailleurs lui qui a remarqué Ray, bluffé par sa plume originale et ses productions elles aussi loin des codes éculés du rap actuel. Beats minimalistes, productions aux cambrures jazz, effluves électro ça-et-là, le son de ce Watercolor avance dans un sublime halo onirique. Un tempo lent qui n’empêche pas le propos de Porter Ray d’être percutant. Car entre la mort de son père des suites d’une sclérose en plaque, un frère assassiné et la mère de son fils tuée dans un accident de voiture, le rappeur n’est pas trop en manque d’inspiration. Une vraie claque.



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