Étant connecté à Facebook, l'article que vous êtes en train de lire est susceptible d'être partagé au bout de 10 secondes de lecture. Vous pouvez configurer ceci dans vos paramètres de services externes.
Bonne lecture!

John Moreland, c'est qui le Boss ?

Comme la réincarnation du jeune Springsteen...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 10 mai 2017
Réagir
Qobuz

Il est une voix forte mais discrète de l’Américana contemporaine. John Moreland est surtout un compositeur fort dans ses mots, puissant dans ses mélodies et attachant dans ses inflexions. Publié en janvier 2016, High On Tulsa Heat, le troisième album du musicien d’Oklahoma qui l’avait fait sortir d’une certaine confidentialité, était une belle missive 100% roots, pétrie de folk rural, de country rocailleuse et de blues tripal. Sur les brisées de celle d’un jeune Bruce Springsteen et d’un Steve Earle habité, la plume de Moreland lâchait alors une encre triste dans laquelle nageait toute la mouise du monde. La sienne surtout. Son mal de vivre aussi, comme ses problèmes d’addiction. Il était clair qu’on ne riait pas énormément à l’écoute d’High On Tulsa Heat. Mais comme c’est bien connu que les joyaux brillent même et surtout au milieu des immondices et de la misère, ces chansons de Moreland sautaient agilement à la gorge de ceux qui les écoutaient… Un an plus tard, Big Bad Luv avance certes sur un territoire assez similaire (l’esprit du Boss des débuts est toujours très présent) et confirme tout le bien qu’on pensait déjà du costaud barbu binoclard mais, cette fois, dans un contexte moins intimiste. Plus produit et s’imposant davantage comme un disque de groupe, ce Big Bad Luv offre des cambrures nettement plus rock’n’roll que par le passé. Un rock’n’roll de facture classique mais porté par de grandes chansons et de solides mélodies.



Pour suivre tout ce qui se passe sur Qobuz, rejoignez-nous sur Facebook !

À découvrir autour de l'article

Votre avis

Vos lectures


Inscrivez-vous à nos newsletters