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QIBUZ / Lundi 25 septembre 2017

Confidences, news cocasses, bruits de couloirs, brèves de comptoir et buzz en tous genres : chaque lundi, QIBUZ zoome sur l’actualité musicale. La vérité est toujours bonne à lire, non ?

Qibuz Lundi | 25 septembre 2017
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Charles Bradley s'éclipse...

Quand on fait paraître son premier album à 60 ans passés, on se dit que percer dans la musique ne fut pas chose aisée pour Charles Bradley. Malheureusement, le plus jeune des vieux soulmen n’aura pas profité très très très longtemps des lauriers de la reconnaissance. Un cancer du foie l’a emporté le 23 septembre 2017 à l’âge de 68 ans…

Pourtant, le jeune-vieux poulain découvert par Daptone, label new-yorkais spécialisée dans le groove vintage sixties/seventies, n’avait pas chômé avant d’être “redécouvert”. A moins que ce ne fussent plutôt les scénaristes de la vie de ce démentiel chanteur de soul sudiste, braillant comme Otis Redding et Wilson Pickett réunis, qui s’étaient affairés sur son cas comme des forcenés. Un scénario digne des Misérables pour ce natif de Floride, élevé par mamie mais récupéré par maman à New York, maman qu’il ne connait ni d’Eve, ni d’Adam. Une mère vivant dans la cave d’un immeuble délabré de Brooklyn. Les fugues logiques suivent. La clochardisation du jeune homme aussi. Mais l’électrochoc a lieu en 1962 lorsque Bradley entend James Brown à l’Apollo Theater d’Harlem. Le Godfather devient son modèle et le jeune adolescent passe des heures à l'imiter devant la glace. La gloire n’est pourtant pas encore à portée de main pour notre homme qui fuit les jupes de sa génitrice et s’engage dans les Jobs Corps, célèbre programme éducatif fédéral. Il devient cuisinier à travers tout le territoire (même pour la cantine d’un asile de fous !) avant d’être expédié au Vietnam où la guerre fait rage. Jetant l’ancre en Californie, il alterne entre petits boulots et shows dans d’obscures clubs où il peut enfin pratiquer ses imitations de Jaaaaaaaames Brown. Black Velvet est même son nom de scène ! Une occupation que Charles Bradley rapatrie à New York pour retrouver sa mère malade en 1996.

Sa saga de Jean Valjean d’ébène trouvera alors son épisode ultime : l’assassinat de son frère par son neveu dans l’appartement de sa mère ! C’est aussi à cette époque que Bradley croise la route des géniaux taxidermistes de chez Daptone qui le poussent à coucher sur le papier sa tragique existence. Tel un prêcheur habité, jonglant entre gospel, ondes soul d’antan et énergie rhythm’n’blues, il existe enfin en tant que Charles Bradley. Plus vivant que jamais comme en attesteront ses trois beaux albums: No Time For Dreaming (2011), Victim Of Love (2013) et Changes (2016)






Glenn Gould vit dans l’espace

Aujourd’hui 25 septembre 2017, Glenn Gould aurait dû souffler ses 85 bougies. Disparu en 1982, le pianiste canadien est évidemment dans le cœur et l’esprit de nombreux mélomanes. Et parfois même les plus inattendus ! Ainsi, Randy Bresnik, astronaute canadien actuellement dans la station spatiale internationale, a envoyé un message commémoratif. Cet anniversaire est aussi le 40e du lancement de Voyager 1 et Voyager 2, des sondes spatiales qui transportent notamment un fameux Disque d’or comprenant des enregistrements divers de bruits de la nature et d’œuvres musicales. Et parmi ces dernières, un extrait du Clavier bien tempéré de Bach par Gould justement…






La guerre des Gallagher

Alors que la rockosphère britannique attend As You Where, premier album solo de Liam Gallagher prévu le 6 octobre, c’est son frère chéri, Noel, qui annonce la parution, le 24 novembre, de son nouveau disque avec les High Flying Birds : Who Built the Moon ?. Un album qui fera suite à Chasing Yesterday que le guitariste d’Oasis avait publié en 2015 et qu’il a conçu avec le producteur David Holmes. Cette fois, Noel s’est fait plaisir en conviant à sa fiesta deux de ses idoles : Paul Weller, à l’orgue sur Holy Mountain, et l’ancien guitariste des Smiths, Johnny Marr, sur If Love Is The Law. Quelques heures après l’annonce, Liam s’est évidemment fendu d’un tweet assassin contre son frère : « De la musique psychée faite par un ringard, c’est comme un végétarien essayant de vous refourguer un kebab. Il faut autre chose que vos vieux potes Uri Geller et Har Mar Superstar pour pondre un disque capable de marcher. » En citant Geller et Har Mar, le cadet des Gallagher fait apparemment référence à Weller et Marr…






La Dalida d’Ibrahim Maalouf

Il y a 30 ans, le 3 mai 1987, Dalida disparaissait à seulement 54 ans. Six mois plus tard, Ibrahim Maalouf rend hommage à « cette femme touchante qui a fait danser la francophonie pendant plusieurs décennies sur des mélodies envoutantes et des paroles profondes qu'on n'écoute pourtant pas assez. » Avec Dalida By Ibrahim Maalouf qui paraîtra le 17 novembre chez Universal, le trompettiste a réuni autour de lui des artistes qu’il aime et qu’il respecte, tous capables d'incarner, selon lui, l'une des nombreuses facettes de la voix et de la personnalité de Dalida, « cette femme multiculturelle, à la fois orientale et européenne, à la fois latine, passionnée et timide, secrète, capable de faire danser et groover, comme de faire pleurer et rêver. » Le tracklisting de ce nouvel album d’Ibrahim Maalouf est le suivant : Bambino (Alain Souchon). Come Prima (Ben l’Oncle Soul). J'attendrai (Melody Gardot). Paroles Paroles (Matthieu Chedid et Monica Bellucci). Il venait d'avoir 18 ans (Ibrahim Maalouf). Laissez-moi danser (Izia). Salma Ya Salama (Mika). Les Gitans (Thomas Dutronc). À ma manière (Rokia Traore). Je me repose (Arno). Et Love in Porto Fino (Golshifteh Farahani).






Un cœur pour le vainqueur de l’Eurovision

Révélé lors du concours de l’Eurovision 2017 en mai dernier, Salvador Sobral est au plus mal. Le chanteur portugais âgé de 27 ans attend en effet une transplantation cardiaque dans un hôpital de Lisbonne ! Il avait annoncé au début du mois mettre sa carrière entre parenthèses pour régler ses graves problèmes de santé. Un chirurgien du centre où celui qui fut le tout premier Portugais à remporter l’Eurovision est hospitalisé a indiqué qu’il était entre de bonnes mains. « Comme tous les autres patients, Sobral est sur une liste d’attente de dons d’organe. Attendre qu’une personne décède pour qu’il y ait une greffe et aussi voir sa position dans cette liste… »






Hooky en paix avec New Order ?

Les rebondissements dans le conflit opposant Peter Hook à ses anciens camarades de New Order sont dignes de l’affaire du petit Grégory… Sauf que cette fois, la longue bataille juridique semble toucher à sa fin. Le site du groupe mancunien a annoncé qu’un accord aurait été trouvé avec leur ancien bassiste qui avait trainé en justice Bernard Sumner, Stephen Morris et Gillian Gilber en 2015 pour l’avoir exclu de la reformation de 2011. Exclusion qui, selon ses dires, l’aurait privé de plus de deux millions de Livres de royalties ! Ce qui n’empêchait pas Hooky de continuer à toucher les dividendes des anciens albums du groupe.

De leur côté, les trois autres New Order lui reprochaient de continuer à se produire en solo en utilisant, sans leur accord, leur nom ainsi que celui de Joy Division ! Mais l’annonce tombée il y a quelques jours enterre la hache de guerre : « Cette affaire étant résolue, Bernard, Stephen et Gillian peuvent désormais continuer à faire ce qu'ils savent faire de mieux : de la musique et des concerts. » Par ailleurs, les éditions Le Mot et le Reste viennent de publier la traduction française de Substance, New Order vu de l’intérieur, le troisième tome de l’autobiographie de Peter Hook.






Wild Beasts, le chapitre final

Dix ans après avoir commencé à faire parler d’eux, les Wild Beasts déposent le bilan. Le groupe pop britannique a posté un message sur Instagram annonçant la fin de l’aventure. « Nous avons décidé tous les quatre, pour des raisons personnelles à chacun, qu’il était temps de quitter notre orbite… Nous sommes garants de quelque chose de précieux que nous ne voulons pas abîmer en avançant dans nos vies respectives. » Experts en pop lumineuse et baroque mouchetée de groove, les Wild Beasts laissent derrière eux cinq albums : Limbo, Panto (2008), Two Dancers (2009), Smother (2011), Present Tense (2014) et Boy King (2016)





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